Chaque nouvelle année est une occasion de prendre des décisions, d’esquisser des résolutions — plus ou moins audacieuses.
La mienne est modeste : dans un monde en désordre, j’ai choisi de regarder là où persiste la lumière.
Et cette lumière, pour moi, émane toujours des autres.
Je veux donc exprimer ma gratitude à celles et ceux qui — connus ou inconnus — m’élèvent, me surprennent, m’intriguent.
À celles et ceux qui forcent le respect, suscitent l’admiration, donnent du sens.
Le cœur en guise de pavillon.
De ce désir est née une rubrique : Élographies.
Ce seront des éloges adressés à celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, enchantent, émeuvent, interrogent.
Si j’ai choisi d’être biographe, c’est parce que je crois que toutes les vies méritent d’être regardées avec attention.
Les Élographies procèdent de cette attention-là.
Elles ne célèbreront pas l’exploit. Elles s’attarderont sur la présence, l’authenticité, l’engagement, le talent.
Parfois des figures visibles, souvent des trajectoires discrètes.
Écrire un éloge, ce n’est pas idéaliser.
C’est reconnaître,
S’arrêter,
Regarder,
S’étonner,
S’émerveiller.
C’est dire : cela compte.
Avec les Élographies, j’élargis mon geste de biographe.
Je raconterai le monde tel qu’il se vit :
Par fragments,
Par résonances,
Par transmission.
Le geste d’écriture sera mensuel, le temps qu’il me faut pour laisser résonner le monde…

Regarder les vies
Reconnaître ce qui compte